Mon parcours

Jeune femme souriante portant un haut jaune assise parmi des arbres en plein air, soleil brillant, ambiance naturelle et détendue.

Depuis petite, j’ai baigné dans le monde des thérapies complémentaires et des médecines alternatives grâce à ma mère. Alors, quand j’ai commencé à réfléchir à mon avenir professionnel, la kinésiologie s’est assez naturellement imposée à moi. Je connaissais déjà cette méthode depuis mes 9 ans, lorsque mes parents se sont séparés.

Commencer mes études de kinésiologie, au début de ma vingtaine, a été une vraie révélation et aussi un gros chamboulement. J’ai commencé à remettre beaucoup de choses en question : le système familial, les attentes de la société, notre manière de fonctionner en tant qu’être humain… En parallèle, j’ai été beaucoup inspirée par l’écologie et le féminisme et je continue de m’instruire auprès des luttes décoloniales, des pensées sociologiques et de la psychologie.

J’ai terminé mes études en pleine pandémie, et cette période a encore amené son lot de questionnements. Je crois que depuis, je n’ai jamais vraiment arrêté de remettre les choses en question. C’est à la fois une grande richesse et parfois quelque chose qui peut me faire tourner en rond, surtout quand la réflexion ne se transforme pas en action.

C’est aussi pour cette raison que j’aime moi-même aller en thérapie et tester des méthodes. J’aime pouvoir observer ce qui se passe en moi, découvrir de nouvelles façons de penser et surtout essayer de les mettre en pratique dans ma vie. Il existe tellement d’outils qu’on n’apprend pas forcément au sein de notre famille ou à l’école. La question de la transmission me tient donc particulièrement à cœur.

Prendre conscience que nous ne partons pas tous avec les mêmes ressources, les mêmes possibilités ou les mêmes chances me touche. Plutôt que de rester dans cette tristesse, j’essaie d’en faire une motivation pour accueillir et accompagner chaque personne dans son parcours, avec son histoire et sa réalité.

Je travaille depuis 2020 avec Pro Infirmis, auprès d’enfants et d’adultes ayant un handicap (mental, physique, cognitif ou sensoriel). C’est un métier qui me fait, comme la thérapie, découvrir la beauté et la force de l’accompagnement. Devoir s’adapter et comprendre une réalité qui n’est pas la sienne, de développer une attention aux sensibilités de chacun-e-x. C’est pour ça que je souhaite ma manière de pratiquer puisse inclure et s’organiser autour de l’handicap.

C’est finalement cette rencontre avec l’autre qui me plaît profondément dans ce métier. Être là quand une émotion apparaît, faire des liens, remettre en question certaines croyances sur soi ou sur le monde et voir peu à peu de nouvelles possibilités émerger… tout ça donne énormément d’espoir.

Je vois la thérapie comme un véritable échange, et je trouve magnifique de pouvoir contribuer, à mon échelle, à faire évoluer les consciences. C’est quelque chose que j’ai envie de continuer à cultiver, encore et encore.

Les valeurs que je souhaite défendre


La recherche

Il arrive souvent qu’une question ou une situation rencontrée me donne envie d’en savoir pus. Apprendre, s’informer et l’approfondissement sont des composantes essentielles pour enrichir la pratique que j’ai avec mes client-e-x-s.

En tant que thérapeute complémentaire, nous devons suivre des formations pour rester à jour et continuer à nous former. C’est justement un aspect de la profession que j’aime.


La responsabilisation

Pour moi, la responsabilisation, en tant qu’être humain, thérapeute ou client-e-x, est essentielle. Savoir se remettre en question, reconnaître ses actes, ses erreurs et les moments où l’on n’a pas forcément bien agi me semble indispensable dans toute relation qui nous permet d’évoluer.

Je trouve que c’est aussi une des plus belles qualités que l’on puisse cultiver : avoir l’humilité de se regarder soi-même avec honnêteté et d’assumer sa part.


L’écoute et l’empathie

L’écoute et l’empathie font naturellement partie des qualités essentielles d’un-e thérapeute. Mais ce que je constate au fil de ma pratique, et en lisant des études sur le sujet, que le lien, l’écoute et l’empathie sont au coeur du processus de guérison.

Nous vivons dans une société individualiste et capitaliste qui ne considère pas ces qualités. Les relations profondes, sécurisantes et où l’on peut se sentir entendu ne sont pas à la portée de toute le monde. Pour moi, la méthode choisie compte, mais elle ne fait pas tout. La qualité du lien, la présence, l’écoute et le sentiment de pouvoir être soi-même sont souvent ce qui permet à une personne de se sentir suffisamment en confiance pour avancer et changer.

Ciel nuageux avec quelques trouées de ciel bleu et un petit oiseau volant

J’ai à coeur de proposer un espace où l’on peut être soi-même en parlant librement de son vécu et de ce qui compte. J’aime poser les questions qui dérangent plutôt que celles qui arrangent.